mardi 30 mars 2010

pause glaçée

Aujourd'hui c'est jour de paye. Curieusement je reçois les circulaires ce matin. Je les ai feuilletés en déjeunant et les pots de crème glacée Häagens-Dazs (ma sorte préférée, comme toute bonne ice cream junkie qui se respecte) en spécial ont tout particulièrement attiré mon attention. Ça m'a donné envie de prendre une petite marche de santé jusqu'à l'épicerie. J'ai été déçue. Il n'y avait que 4 choix de saveurs. Encore plus déçue quand je me suis rendu compte que celle que je préfère (praline & crème, quoique celle à la pâte à biscuit est excellente et biscuits & crème, ah et celle avec des morceaux de gâteau au caramel aussi ...) n'en faisait pas partie. J'en ai pris 2 pots pour atténuer la déception. À la caisse, la sympathique madame me dit : "Prendriez-vous un petit cornet avec ça?" à la manière du commis de dépanneur québécois qui te demande si tu veux 36 000 autres choses avec ton paquet de gomme. Croyant que j'avais affaire à la même stratégie d'incitatif d'achat j'ai ri (pour être polie) et dit : "Ça serait bien han avec le retour du soleil, mais ça va aller merci". Elle m'a tendu un petit sac de plastique. Cornet = sac. Grrrr

vendredi 26 mars 2010

money, money

Aujourd'hui j'ai oublié un principe élémentaire... ne jamais faire l'épicerie quand on a faim! Surtout ici! Je suis sûre que ça ne surprends personne si je dis que, comparé au Québec, le coût de la vie est cher en Suisse. Juste les logements, les gens payent entre 1200 et 1300 francs pour un 2 ½ et l'équivalent d'un jumelé ou une vieille maison coûte autour de 850 000 francs, sans compter qu'à l'achat, ils doivent donner 20% du prix total! C'est pas rare de voir des maisons bin ordinaires qui valent plus d'un million! En plus, presque tout les services sont facturés. L'assurance maladie est payante, le taux d'impostion varie selon le statut (plus élevé si marié et que le conjoint travaille aussi), les habitants doivent même payer un droit de réception pour la radio et la télé! Pis c'est des factures dans les trois chiffres au moins. Les biens ne font pas exception aux prix élevés. On s'en sort pas en dessous de 50 francs pour un simple grille-pain deux tranches! Pis je refuse de payer 5 francs pour une lavette à vaisselle! À quand le dollarama à Lausanne? C'est les prix pour la nourriture qui m'a le plus frappée. Heille 8 francs pour une poitrine de poulet, UNE, ya de quoi vouloir se convertir au végétarisme! Seule chose positive, les taxes sont toujours incluses dans les prix et c'est des chiffres ronds. Et multiple de 10 parce la plus petite monnaie ici c'est des 5 centimes. Il n'y a pas de 1 cent. C'est au moins pratique pour budgetter. Au début je voulais faire comme les européens et aller acheter de quoi manger tout les jours. J'ai arrêté ça assez vite, ça pouvait me coûter presque 100 francs par jours des fois juste pour des légumes et condiments. Je vous laisse deviner combien m'a coûté mon épicerie pour une semaine...

mercredi 10 mars 2010

J'pige que dalle de c'que tu causes

À ma première journée sur le département, l'infirmière qui avait fait la nuit a dit «bonjour!» un peu trop enthousiaste à une collègue qui lui a répondu «adieu!». Je me suis dit «oh oh, ces deux là ne s'aiment pas». Hey bien non. On m'a appris récemment qu'ici, adieu est une forme de salutation et non pas un aurevoir.
Chaque jour ou presque j'ai droit à une petite leçon de vocabulaire.
Hier j'ai dit qu'un patient avait reçu son cabaret. Pour les gens d'ici, un cabaret est une salle de spectacle, faut dire «plateau-repas».
Une fois, à l'épicerie, en présentant un paquet de biscuits la caissière m'a demandé si c'était une action. ??? Ici, «action» signifie promotion ou «en spécial» si vous préférez.
Un matin, j'ai dit à une dame que j'allais prendre sa pression. Elle a dit «faites seulement». J'ai déduis que ça voulait dire quelque chose comme Je vous en prie.
À l'achat de mon cellulaire, la vendeuse m'a demandé si je voulais une «fourre à natel» pour protéger l'écran. Euh....? Natel c'est le cellulaire. Ce serait une abréviation de «Nationales Autotelefonnetz» (nom allemand), première marque déposée de cellulaire. Et fourre est le nom donné à tout étui, housse, enveloppe, pochette, etc. Faque un duo-tang c'est une fourre, un étui à crayon c'est une fourre, une housse de couette c'est une fourre... ah oui et pour ça «couette» ici c'est un duvet.
Les gens demandent beaucoup si ça joue? C'est comme dire «ça va?» ou «ça marche?»
Pis ils disent souvent «si jamais» mais sans rien après. Genre, «tu me le diras si jamais». Si jamais quoi??? J'ai beaucoup posé la question...
Plusieurs autres termes sont différents :
Bancomat = guichet automatique
Labello = Lipsyl
Du coup = faque
Vase = bassine
Ballon = petit pain rond à l'eau
Autant pour moi = tu as raison
Ça c'est sans compter toutes les expressions françaises! Au moins celles-là me causent moins trouble. Vive les films traduits!
Au début on m'a souvent dit que je parlais vite. Un jour faudrait que je leur fasse écouter un show de Louis-José Houde! Malgré tout, on me dit que j'ai pas un accent québécois trop prononcé. La dernière fois on me l'a dit en me comparant avec une fille du Lac-St-jean!!

vendredi 5 mars 2010

Joyeux non-anniversaire à vous

Fait des mois que j'attends et parce que je suis en Europe, je devrai attendre encore. Le film Alice in wonderland de Tim Burton sort en salle aujourd'hui pour vous résidents de l'Amérique. Moi je devrai patienter encore jusqu'au 17 mars (à certains endroits on dit même jusqu'au 7 avril!!) pour pouvoir voir Johnny Depp en 3D! Je suis tellement jalouse!! Je peux vous confirmer que je serai la première dans la file d'attente ce jour là! Mon 22 francs est déjà en sûreté, caché dans ma sacoche. 18 francs pour le billet de ciné et 4 francs pour la 'location' des lunettes 3D. Le 7e art est un loisir qui coûte cher ici!

samedi 27 février 2010

Carnaval, mardi gras, carnaval!

Traditionnellement, le carnaval marque la dernière occasion de manger des aliments riches en gras, sucre, de la viande et même des oeufs avant le début de la période du carême. Les gens se préparent à 40 jours de privation ce qui laisse place à beaucoup d'excès et folies dans les villes catholiques européennes. J'aurais voulu aller voir le Carnaval de Venise mais, déception, je n'avais pas assez de jours de congé de suite pour que ça en vaille la peine. Je suis donc allée faire un tour du côté de Bâle, canton protestant, qui fête le carnaval en pleine période de carême. À deux heures de train de Lausanne, cette ville de Suisse-Allemande acceuillerait le plus gros carnaval de Suisse. Il dure trois jours durant lesquels les gens fêtent, se déguisent, jouent de la musique dans les rues et mangent la traditionnelle soupe à la farine (que je n'ai pas goûtée, les cafés étaient overloadés!). Je suis partie assez tôt mercredi matin pour voir les lanternes exposées devant la cathédrale. Je devais prendre une correspondance à Bienne mais arrivés là, le conducteur du train a dit aux gens qui changaient pour aller à Bâle de rester et débarquer à une autre gare parce qu'il avait du retard. J'ai juste pas compris le nom de la gare, c'était en allemand! À partir de là, tous les messages genre 'prochaine station blablabla' étaient en allemand! Je me suis mise à stresser. J'avais aucune espèce d'idée où j'étais rendue pis le train se rendaient jusqu'à Zurich, c'est-à-dire vraiment pas où je voulais aller! Je suis finalement débarquée à Olten qui, par chance, offrait une correspondance jusqu'à Bâle. Mon trajet a donc duré 3h30 au total. Le centre-ville de Bâle se situent à 5 minutes à pied de la gare. J'ai pu voir les lanternes avant qu'elles soit déplacées pour le cortège (défilé). Bâle est une ville assez tranquille et ya pas grand chose à faire là honnêtement. En début d'après-midi, je me suis promenée dans les rues de la vieille ville en suivant les touristes qui se cherchaient un bon spot pour regarder le défilé.

Je me suis finalement arrêtée sur le pont du milieu.


Il parraît que le cortège comptait 12 000 personnes déguisées qui lançaient des oranges, bonbons, mimosas (fleurs jaunes) et confettis.


Les participants remettaient aussi des papiers avec un texte écrit en allemand. J'ai su plus tard que c'était des poèmes qui tournaient en dérision la vie locale ainsi que les erreurs des dirigeants politiques et caricaturaient les événements marquants de l'année, comme les slogans sur les chars allégoriques.


Je sais pas combien de temps ça devait durer en tout mais après trois heures à regarder des fanfares et chars allégoriques passer je suis partie et c'était pas encore fini!

vendredi 26 février 2010

voyage-éclair à Paris

Mardi passé avec la visite on est allé passer trois jours à Paris. Comme le vol était à 6h30 am mercredi et qu'il n'y a pas de train Lausanne-Genève (l'aéroport est à Genève) avant cette heure, nous avons pris un hôtel à Genève mardi soir. On les a magasiné près de l'aéroport et finalement, celui qu'on a choisi était de l'autre côté de la frontière soit en France! C'était pas précisé quand on a réservé. Aucun problème pour les douanes, les barrières étaient levées et le gardien absent. Le vol Genève-Paris a duré 50 minutes! Juste le temps de regarder le magazine des produits hors taxes. Comme notre hôtel était près des Champs-élysées, c'est ce qu'on a visité en premier. Je suis déjà allée à Paris alors cette fois j'ai fait plus attention aux détails. On a vu pas mal tout les gros monuments de la ville (Arc de triomphe, Louvre, hôtel de ville, Notre-Dame, Panthéon, Tour Eiffel, Basilique du Sacré-coeur, Moulin Rouge) en plus du musée Grévin.


Une chance que ma visite a un entraînement de militaire, ça lui a permis de me suivre. On en a marché un coup! Pour rendre le voyage un peu plus mémorable, on voulait aller voir un spectacle au Moulin rouge.
Juste avant de réserver, on a remarqué que c'était spécifié «elegant attire required»... Aucun de nous deux avait apporté ses habits de soirée faque on a décidé de se payer un souper-croisière sur la Seine à la place. C'était vraiment cool! Une croisière d'une heure et demi dans un bateau tout vitré avec un repas gastronomique 4 services et 2 bouteilles de vin (qu'on a pas finies)! Comme le vin coûte pas cher, ça donnait un prix raisonnable.
Dans Montmartre, on s'est promené à travers les nombreuses boutiques-souvenirs. Dans l'une d'elles, on est tombés sur un caissier bizarre. Max et moi on se parlait en anglais pour rire faque le gars nous a demandé si on étaient américains. On a dit que non on vient du Québec. Ça a comme tilté dans sa tête! Il tenait mon change en otage, il voulait pas me le redonner! C'était un freak des tête-à-claques! Le gars était trop heureux d'avoir un auditoire qui connais ça, il nous a récité 2 -3 sketchs par coeur en essayant d'avoir l'accent québécois!!! On était pu capable de s'en débarrasser. On reculait tranquillement vers la porte en faisant attention de pas faire de mouvements brusques jusqu'à ce qu'il s'arrête. Fou rire en sortant de là!
À l'aéroport au retour, on continuait à se parler en anglais. À un moment il a fallu qu'on demande un renseignement à un monsieur parce qu'on étaient pas sûr d'être dans le bon train. Par hasard on s'est assis à côté de lui dans l'avion pis il s'est forcé pour nous parler en anglais tout le vol en coyant qu'on était anglophones! Une chance que j'étais près du hublot, je riais trop! Ça été un bien beau voyage. J'ai hâte au prochain.

mardi 16 février 2010

ptit tour de l'autre côté

Aujourd'hui j'ai expérimenté le système de santé suisse.
J'avais pas beaucoup dormi (préparation de l'escapade à Paris oblige) et à 10h30, mes deux toasts de 5h30 étaient pas mal loin faque j'ai fait une chute de pression. Comme elle est jamais très haute, me tenir debout sans trop bouger plus de deux heures pour faire les soins et la visite médicale ça été trop demander à mon équilibre hémodynamique. Je me suis sentie étourdie, nauséeuse, j'ai vu noir et hyperventilé. On m'a couchée les pieds surélevés, posé un soluté pour un bolus et descendue aux urgences où j'ai passé l'après-midi. Finalement plus de peur que de mal. J'ai juste hâte de voir la facture!
En Suisse, l'assurance-maladie est une affaire privée. Il y aurait une centaine de compagnie offrant le service. Les gens doivent s'assurer pour un montant de franchise minimal de 300$. Plus le montant de la franchise est élevé, plus les primes à payer chaque mois sont basses. Pour la plupart, les gens en bonne santé optent pour la franchise la plus élevée en prenant soin de conserver ce montant dans un compte 'au cas où'. Moi, après discussion avec le conseiller en assurances, j'ai pris une franchise un peu plus basse vu mes antécédants... 'pour me rassurer' comme il a dit. Après comparaisons je paye un montant raisonnable quand même. J'aurais juste aimé avoir une liste de soins avec les montants. Je sais pas combien ça peut valoir une prise de sang par exemple. L'hôpital va me remplir des papiers avec tout le descriptif de ce qui a été fait et l'envoyer à mes assurances. Eux vont analyser tout ça et me renvoyer une facture selon le montant de ma franchise. Je suis curieuse de voir.